NON à « l’équitaxe »

Voilà le slogan scandé par près de 15 000 cavaliers accompagnés de 900 poneys dans les rues de la capitale ce dimanche 24 octobre. Le cortège venu de toute la France a fait battre le sabot contre l’augmentation de la TVA de 7% à 20% .

Les manifestants, soutenus par la Fédération Française d’Equitation et la Fédération Nationale du Cheval, sont partis de la place d’Italie pour défiler jusqu’à Nation. 6 000 emplois sont actuellement menacés du fait de la fermeture de nombreux établissements et 80 000 animaux pourraient être envoyés à l’abattoir.

L’augmentation de la taxe passera le 1er janvier de 7% à 20%. Sous la pression de la commission européenne, la France n’aura d’autre choix que de se plier aux directives car jusqu’à présent la profession a bénéficié de taux réduit à 5,5%. La TVA sur la filière équestre est un sujet de discorde vieux de plusieurs années entre l’UE et la France. Contrairement aux instances européennes, la France considère les activités de cette filière comme entrant dans le cadre des produits et services qui peuvent bénéficier d’une TVA  à taux réduite. Serge Lecomte, président de la Fédération française d’équitation juge cette taxe dangereuse pour le secteur d’activité équestre.

Le gouvernement, soucieux de l’inquiétude des professionnelles, tente tant bien que mal de canaliser le problème. Une proposition de budget « fond de cheval » d’un montant de 20 millions d’euros pourrait voir le jour afin de palier le manque à gagner en attendant de pouvoir négocier avec l’Union Européenne.

Le salon du Cheval se tiendra du 30 novembre au 8 décembre à Paris.  L’ensemble des institutions et professionnels de l’équitation seront présent mais aussi des cavaliers professionnels et amoureux du cheval. Dans ce contexte social, le climat risque fort d’être tendu si une solution n’est pas trouvée d’ici là.

Article rédigé par Marie MARTIN